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Revue de presse

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RECYCLAGE ET REINSERTION

LA BONNE ASSOCIATION

Il fait une chaleur écrasante ce jour-là à Auch, chef-lieu du Gers. À la sortie de cette petite ville aux allures médiévales, sur une route de campagne, un grand, chantier s'étend, comme surgi de nulle part. Des tonnes de déchets électroniques entassés forment de hauts monticules. La scène est futuriste. Là, sous le soleil, plusieurs hommes s'agitent. Bienvenue chez AG2I, Atelier gersois d'insertion et d'innovation. Cette association, née en 1998 à l'initiative de Christophe Loizon, ancien chômeur, est devenue incontournable pour les entreprises de la région qui ne savent que faire de leurs déchets électroniques. Frigos, écrans, télés, machines à laver, four à micro-ondes, ordinateurs... Ici, on collecte, on regroupe, on démantèle, on trie et on dépollue. Chaque mois, ce sont 130 tonnes de matériel qui sont ainsi prises en charge.

illustration Frédéric Bénaglia

Les enjeux écologiques et économiques sont de taille :

"Il y a encore quelques années, tout était enfoui, sans distinction, explique Christophe Loizon, le directeur d'AG2I, un grand gaillard aux yeux bleus. Aujourd 'hui, les déchets électriques sont tenus d'être triés et dépollués. Et comme on consomme de plus en plus de produits électroménagers et d'ordinateurs, il y a du boulot! " Et c'est tant mieux. Car Auch n'est pas franchement un bas­sin d'emploi. Les jeunes partent tra­vailler à Toulouse ou à Bordeaux, et ceux qui restent sont bien désœuvrés. L'association emploie donc des publics fragilisés afin de les ramener vers l'emploi: RMistes, handicapés, jeunes sortis de foyer ou de prison. L'association s'organise en plusieurs pôles d'activité qui permettent de se réadapter progressivement au monde du travail.

Premier pôle: l'atelier de remobilisation.

Il se tient une fois par semaine, pendant six mois. Il permet aux per­sonnes de recréer des liens sociaux, de se former aux outils informatiques et, pour cèrtains, de commencer à éla­borer un parcours professionnel. Deuxième pôle: les chantiers d'inser­tion. Ils consistent à recycler les déchets électroniques ou à rén.over des ordinateurs hors-service qui, une fois retapés, sont mis à la disposition de publics en difficulté. Dernier volet de l'association: l'entreprise d/inser­tion, réservée auxjeunes diplômés qui ne trouvent pas de premier emploi. Celle-ci ést spécialisée dans la concep-. tion de produits multimédias: sites internet, logiciels, CD-Rom pédago­giques. Dans tous les cas, le but est le même: croire à nouveau en lapossibi­lité de travailler. Il C'estcequ 'on appelle "l'insertion par l'activité économique ", rappelle Christophe Loizon. Nous fournissons uneformation, un emploi rémunéré et un suivi social à nos employés. En échange, nous attendons d'eux qu'ils soient au rendez-vous. Nous sommes une entreprise! Il

Hadi, le conseiller emploi d'AG21, confirme:

" Je suis ici pour les aider. J'essaie de les motiver. Mais nous avons un contrat. S'ils ne jouent pas le jeu, s'ils sont trop souvent absents, je ne peux plus rien faire."
Certains ne tiennent pas le coup, malgré les efforts de Hadi et de ses collègues. Mais la plupart restent, ravis de travailler. AG2I compte aujourd'hui 26 employés. Daniel, 60 ans, ancien légionnaire et ex-compagnon d'Emmaüs, est arrivé en février dernier. " Je m'occupe plu­tôt du transport des déchets, pour le plaisir de conduire. Je ne supporte pas de ne pas travailler. Ici, parfois, je me fais presque engueuler parce que j'en fais trop! ", s'amuse-t-il.
Jean-Louis, 38 ans, est quant à lui en CDI au sein de l'entreprise d'insertion. Il développe des logiciels de gestion pour les administrations: " Grâce à AG2I j'ai appris un métier. Et je travaille avec une bonne équipe. Il Max est le plus ancien. Il travaille à l'association depuis quatre ans. Il À cause d'un han­dicap physique, je suis resté quatre ans au chômage. Ici, je suis à un poste qui me permet de me ménager. Le tri est un créneau porteur, assure-t-il. J'espère que cela me servira car, malheureuse­ment, ilfaudra bien partir... Il Comme le rappelle Max, le but d'une entre­prise d'insertion est de permettre aux employés de retrouver du travail. Ailleurs... Il Maisj'ai le bagage néces­saire, désormais Il, conclut-il.

TEXTE : Sarah Gandillot
ILLUSTRATION : Frédéric Bénagliat



logo ag2i, sita-suezet eco-systeme

...Les DEEE en chiffres

Nous collectons les Déchets d’Equipements Electriques et Electroniques (DEEE) sur tout le département du Gers.
Nous intervenons auprès de 35 déchèteries et 45 distributeurs.


Sur les sept premiers mois de l'année nous avons collecté 961,5 tonnes de déchets d'équipements électriques et électroniques.

graphique DEEE


Les DEEE sont divisés par FLUX :


le Pam : (désigne le petit électroménager : aspirateur, fer à repasser, magnétoscope, matériel Hi-Fi...) représente 189,74 tonnes.

Ces déchets sont traités partiellement sur notre site.
Ce pré-traitement manuel, dit dépollution de phase 1, consiste a enlevé sur tous les petits appareils ménagers les éléments polluants comme : les piles, les condensateurs, les tonners, les câbles électriques, les sacs d'aspirateur...
Cette première phase achevée le PAM sera redirigé vers un centre spécialé, ou il sera broyé.
Les matériaux récupérés seront recyclés en matière première secondaire.

Le GEM Froid : (désigne le gros électroménager, réfrigérant : congélateur, réfrigérateur, climatiseur...) représente 190,56 tonnes.*

Le GEM Hors Froid : (désigne le gros électroménager, non réfrigérant : four, micro-onde, lave-vaisselle, sèche-linge... ) représente 393,68 tonnes.*

Les Ecrans : (désigne les téléviseurs, moniteurs d'ordinateurs...) représentent 187,5 tonnes.*

* ces déchets sont collectés et stockés sur notre site, puis redirigés vers des centres de dépollution spécialisés.
Pour en savoir plus sur le recyclage et la valorisation des DEEE, rendez sur Eco-système

 

LA LETTRE INTERNE SITA SUD OUEST, N°8 janvier 2009

COLLABORATIONS SOLIDAIRES

SITA Sud Ouest a choisi de s’associer avec 2 entreprises d’insertion et d’inscrire
ce partenariat dans une démarche forte d’insertion professionnelle.


Récup 65 et AG2i sont 2 entreprises d'insertion spécialisées
dans la récupération et la remise en état de matériel et produits électroniques dans l'industrie et auprès de particuliers dans l'objectif de revente à prix coûtant. Ces 2 entreprises ont la spécificité de proposer des emplois à des personnes en insertion professionnelle.
Dans le département des Hautes-Pyrénées, l'agence Adour Pyrénées et Récup 65 se sont associés afin de répondre au marché de collecte et de traitement des déchets électroniques. Cette association, articulée autour d'un partenariat fort et sous forme de co-traitance, a permis au collectif d'être sélectionné sur la collecte et le traitement des PAM * sur le département. Ce rapprochement avec Récup 65 s'est accentué avec la location commune de bâtiments à Bazet et l'entrée de SITA Sud Ouest au bureau de l'association.
Cette collaboration s'est aussi traduite par un renforcement
du volet insertion avec le projet de création d'une charte de l'emploi : une façon de renforcer notre démarche citoyenne, solidaire et environnementale dans le cadre du Grenelle de l'environnement.

Le même type de partenariat a pu se construire avec AG2i dans le département du Gers : réponse commune à un appel d'offre et travail sur une charte de l'emploi et de l'insertion.

Des initiatives à renouveler.

*Petit Appareil Ménager


 

France3 Sud

Le midi pile, Editions Midi-Pyrénées, du 20 mai 2008

Insertion : en attendant le grenelle.


 

SUD OUEST

Mercredi 21 mai 2008, Natacha Viguié :

AUCH. Pour les portes ouvertes de l'insertion par l'activité économique, associations et entreprises se sont réunies à AG2I.

Pôle d'insertion

Christophe LOIZON, AG2I« Challenge, partenariat, employabilité, expérience, filières ». Non, Christophe Loizon n'est pas un patron, malgré une sémantique -assumée - d'entrepreneur, mais le directeur de l'Atelier Gersois d'Innovation et d'Insertion (AG2I), qui fête ses dix ans d'existence.
Lundi, à l'occasion des portes ouvertes de l'insertion par l'activité économique, des associations et entreprises gersoises (1) se sont regroupées aux ateliers de la route de Pessan à Auch pour mieux se faire connaître. Avec le mot insertion, les idées reçues ont la vie dure. Mais à y regarder de plus près, les structures du département semblent surfer habilement sur la vague de l'économie sociale et durable.
35 tonnes de matériel informatique. Notre structure possède plusieurs pôles d'insertion. Nous avons créé une SARL, dont nos salariés sont actionnaires. « Le but est de donner la première expérience qui fait toujours défaut aux jeunes diplômés » précise Christophe Loizon. Ils créent des Cd-roms, des sites Internet en tous genres, les mettent à jour et travaillent en étroite collaboration avec les clients. Mais leur dernier challenge, c'est la mise en place d'un site commercial.
« Dans cet atelier, nous récupérons du matériel informatique, des vielles télés, des magnétoscopes ... 35 tonnes par an. Nous les désossons et trions les différents composants lorsque les pièces sont cassées. Mais nous récupérons aussi du matériel en bon état ou réparable. Si les propriétaires nous en donnent le droit nous les revendons. Le site Internet permettra à nos futurs clients de mieux nous trouver », explique le directeur.
Le marché du recyclage et de la revalorisation des déchets, même les plus complexes est détenu par de grands groupes. AG2I travaille en partenariat avec Suez qui s'occupe de l'acheminement et de la revalorisation des déchets triés : aluminium, cuivre, plastique, etc.
Fausse concurrence ou dumping social ? « quand on répare, par exemple, un écran d'ordinateur, on utilise toujours des pièces achetées dans le Gers ». Et Christophe Loizon de rappeler qu'il y a dix ans, c'est elles, les associations d'insertion, qui ont créé de toutes pièces la filière de recyclage des objets électriques et électroniques, « Les plus grands groupes sont venus après ».

Ag2i, en marin, route de Pessan - 32 000 AUCH